L'Assemblée des Premières Nations
Ottawa (Ontario) Canada
http://fnpublichealth.ca/fr/

Sante Publique des Premières Nation

>> Initiative mondiale autochtone Halte à la tuberculose Photoreportage : Cross Lake

Sur le plan international, la tuberculose (TB) demeure une cause courante de décès et de maladie : chaque année, environ 1,7 million d’adultes succombent de la tuberculose et 9,2 millions autres contractent cette maladie.

En comparaison avec d’autres pays, la tuberculose est moins courante au Canada. Cependant, le fardeau de la TB est concentré dans certains groupes de population : les nouveaux immigrants, les sans-abri, les détenus, les Premières Nations et les Inuits.

En 2001, l’Organisation mondiale de la santé a lancé le Plan mondial Halte à la tuberculose en considérant la tuberculose comme un problème de santé publique.

Malgré des efforts soutenus, nous ne parvenons pas à atteindre les populations les plus vulnérables qui ont besoin de moyens de dépistage, d’un traitement et d’un soutien. Environ 370 millions d’Autochtones sont répartis dans plus de 70 pays. La vulnérabilité des populations autochtones par rapport à cette maladie est bien connue. Les Autochtones risquent tout particulièrement de contracter cette maladie et d’en mourir.

Pendant la période de cinq ans allant de 2002 à 2006, le taux de la tuberculose parmi les Premières Nations était 29 fois plus élevé que parmi les autres segments de la population canadienne. Il était 90 fois plus élevé parmi les Inuits. En Nouvelle-Zélande, les habitants des îles du Pacifique et les Maoris sont dix fois plus susceptibles de contracter la tuberculose que les autres citoyens du pays.

La tuberculose constitue un miroir de la société. Elle révèle les inégalités dont sont victimes les peuples autochtones. Si nous voulons atteindre l’objectif fixé, c’est-à-dire débarrasser le monde de cette maladie d’ici 2050, nous devons redoubler d’efforts pour répondre aux besoins des citoyens autochtones.

- Extrait du discours prononcé par Willie Littlechild, Chef régional de l’APN, au forum annuel du Partenariat HALTE à la tuberculose.

Les Premières Nations sont particulièrement vulnérables à la tuberculose pour différentes raisons :

  • de piètres conditions de logement qui favorisent la présence de moisissure;
  • le surpeuplement dans les habitations qui augmente la proximité entre les malades de la TB et les personnes à risque;
  • la difficulté d’avoir accès à des aliments nutritifs, à des soins de santé et à des médicaments;
  • un état de santé généralement mauvais qui facilite la contraction de la TB et qui accroît le risque de contamination.

Quoi de neuf?

Mars 2009 - L’APN a conduit un groupe canadien à la réunion annuelle du Partenariat HALTE à la tuberculose au Brésil. Le Chef régional de l’APN Willie Littlechild a prononcé un discours et souligné les résultats de la réunion des dirigeants autochtones du monde entier qui s’est tenue en novembre 2008.

Novembre 2008 - L’APN et l’Inuit Tapiriit Katinami (ITK) ont organisé une conférence autochtone internationale sur la TB à Toronto (Canada). Celle-ci faisait partie du Partenariat HALTE à la tuberculose; voir plus de renseignements dans la section Initiative mondiale autochtone Halte à la tuberculose.